ARTE Radio
Premiers pas
Flicopolis (1/8) : premier jour et première embrouille
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Flicopolis 1/8
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Un policier raconte tout

Premiers pas +
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Flicopolis 2/8
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Visite guidée du deal

Mécanique du terrain +
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Flicopolis (3/8)
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Les dessous du trafic

Stupéfiants +
04'02"
Flicopolis (4/8)
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La politique du chiffre

Justice nulle part +
03'19"
Nouveaux sons
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 Le rendez-vous de la culture rap et sauce blanche

Le mike et l'enclume (18) +
44'38"
Aujourd'hui comme hier
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De la Mano Negra à Kaaris, de 1941 au 13 novembre

Quand on a 17 ans +
17'47"
Slurp
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Je déteste le bruit des autres 

La misophone +
08'09"
Fumant
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Notre première fiction au Congo

Raël en Afrique +
27'16"
TOUT LE MONDE ÉCOUTE LA POLICE 

Si j’en crois le buzz assourdissant, nos amis de Slate.fr ont inventé le podcast cette semaine. Il était temps, hein ? Chloé se moque de moi : « Tu es  comme l’enfant unique quand arrive un petit frère. Tu vas à la maternité parce qu’il le faut bien, mais en dedans tu râles ».

 

Moi, râler en dedans ? C’est mal me connaître. Je m’en fous, je resterai toujours l’aîné. Et c’est bien mieux de jouer à plusieurs. Comme on dit dans le métier : plus il y a de pizzerias, plus les gens mangent de podcasts. En attendant, y’en a que pour le nouveau-né. En une semaine, le premier podcast de Slate a suscité 147 articles, dont la plupart semblent écrits pour m’énerver (« Slate invente un format inédit ! Ils racontent des histoires rien qu’avec le son ! Pionnier de ouf ! »). Vous avez écouté leur premier podcast, Transfert ? On est d’accord. N’empêche qu’ils nous mettent minable d’entrée. Ils ont compris deux-trois trucs bien mieux que nous, qui avons produit 2200 histoires audio depuis 14 ans, je précise pour les rois du scoop. Je vais donc arrêter de faire le malin, ravaler ma bile et partager mes jouets. Scoop toujours : ARTE Radio produira l’an prochain des podcasts avec Slate. J’ai pas de fierté. Pire, j’ai pas de réseau.
    En 2014, on a connu notre plus gros succès avec la série « Crackopolis » de Jeanne Robet. Plus de 300 000 écoutes, je précise pour les amis des chiffres. En 2016 on propose « Flicopolis » où un jeune keuf des stups raconte son quotidien. Même lucidité, même morale sans morale. Un point de vue inédit sur la société et son désordre. Comme dit notre flic : « J’ai parfois plus d’estime pour certains mecs en garde à vue que pour certains de mes collègues ». Ouch. On n’entend pas ça tous les jours. Espérons qu’on l’entende. Cette semaine,

TOUT LE MONDE ÉCOUTE LA POLICE (ARTE Radio à partir du 24 juin)

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QUAND ON A 17 ANS
17/06/2016

Et donc, un ado de 17 ans nous contacte pour faire un documentaire sur ce que c’est d’avoir 17 ans. Oscar est amoureux. Il veut raconter ce moment précis avant qu’il ne se perde. 


Ce moment de l’entre-deux, de l’adieu à l’enfance et de l’entrée dans l’âge adulte. Mais surtout,  il veut savoir en quoi c’est différent d’avoir 17 ans aujourd’hui. Il veut interviewer sa tante, son grand-père, sa meilleure amie adulte. Il veut savoir comment c’était pour eux, ce qu’on écoutait, ce qu’on fumait avant. On lui dit bingo youpi, tiens, voilà un Nagra et des micros, voilà comment s’en servir. Il enregistre les soirées. Les bisous. Les histoires. Et puis l’Histoire le rattrape. L’Histoire avec une grande hache revient par un massacre. Entre deux soufflettes et deux beats de Booba. Faut pas se voiler la face : on vit une époque formidable de merde, les amis. Ce qui ne doit pas nous empêcher d’aimer, de créer ou de nous révolter. Tout est vrai à la fois. Tout est soudain très sérieux

QUAND ON A 17 ANS (ARTE Radio à partir du 17 juin)

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BOUCHES EN CHOEUR
09/06/2016

Les autres, c'est l'enfer. Leurs phalanges qui craquent. Cette copulation de souris mécaniques qui sort de leurs écouteurs. Et le pire, leurs bruits de bouche.


Mastication, déglutition, respiration, sifflement. Sur ARTE Radio, on adore ça. Quand Chloé et Sara forment les auteurs à la prise de son, elles insistent sur la proximité du micro avec la bouche. Pas en face, pour éviter les percussives (à base de pop pop pop). Légèrement en biais, là, tout près des lèvres. Dans cette zone immatérielle où la voix se forme. Nous cherchons pour votre oreille la chaleur du récit, la présence du personnage, la vie de la langue et ses aspérités. Il y a des gens que ce genre de bruit rend fous. Cette affection porte un nom, la misophonie. Mais comme ici nous racontons des histoires à taille humaine, Alexandra Vardi a rencontré une misophone. Au-delà du symptôme, c'est bien sûr un drôle de portrait qui émerge. Un récit à la fois inquiétant et hilarant, un moment d'écoute en plein coeur. Une autre femme cette semaine s'énerve contre ce qui sort de notre bouche. Ce qui déclenche la fureur de Carla Green, c'est la légèreté avec laquelle, nous autres Français, nous traitons la moitié de l'humanité. Carla Green est Américaine, elle a fait de la radio en Nouvelle-Zélande, elle part radioter à L.A., elle fait escale chez nous pour ce petit moment d'authentique storytelling. De la radio à l'américaine en français et sur la France. Carla Green a 23 ans. La semaine prochaine vous entendrez le plus jeune auteur jamais produit ici questionner son adolescence. Raconter sa vie, s'en moquer, se mettre en scène pour vous mettre en joie. Sourires en coin, oreilles en l'air et 

BOUCHES EN CHOEUR  (ARTE Radio à partir du 10 juin)

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AU-DELÀ DU RAËL
02/06/2016

Il pleut sur la ville t'as vu / Comme il pleut sur mon coeur ouais /

Quelle est cette langueur gros / Qui pique comme une lacrymo / C'est l'automne ma poule / Le froid qui dure et soule / Mets ton casque wesh / Pour le soleil qui sèche / Allons au Congo ma go / Ecouter des histoires au chaud / Oublie les ennuis du réel / Partons

 

AU-DELÀ DU RAËL (ARTE Radio à partir du 4 juin)

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PAR LES CHANTS ET PAR LES GRÈVES
26/05/2016

 Je suis né il y a un demi-siècle dans une France en noir et blanc. Rends-toi compte, je suis né sous de Gaulle. Ca semble aussi loin que Napoléon et pourtant, sur bien des points, rien n'a bougé depuis.


J'attends toujours que mon pays change son rapport archaïque à la politique, à l'éducation, au vivre-ensemble. J'espère chaque printemps une révision de la constitution dans un sens plus démocratique. Je rêve d'hommes politiques dotés d'un clito et d'un anglais correct. D'un président plus préoccupé de justice sociale que de risette à Jean d'Ormesson. D'une école qui ferait moins de place au classement et au gavage, et enseignerait à l'aide de l'art, de la mécanique ou du jardin. De journalistes qui enquêtent pour raconter le monde au lieu d'éditocrates qui relaient la parole des banques. Ma France à moi se partage toujours entre droite et gauche, des bourgeois poudrés d'Ancien Régime contre des curés laïques aux réflexes de Staliniens. Peu importe ce que tu fais ou penses, seul compte ici ce que tu dis. Peu importe la réalité tant que tu mets une majuscule à Création, Peuple et République. Tous ensemble, récitons la prière de la bien-pensance et chantons "Bella Ciao" avant la dispersion du cortège. Toute ma vie j'ai espéré que ça bouge sur la mémoire coloniale, la télé publique, le cannabis, les quartiers, la culture. Toute ma vie j'ai attendu que ma vieille et belle France lève enfin son gros cul prétentieux. Ces dernières années, j'ai fini par admettre dans la douleur que je mourrai avant le Sénat, l'Obs et Serge Dassault. Alors quand je vois des raffineries bloquées et la colère qui monte, je n'arrive pas à être inquiet. Foutons tout ça en l'air, les amies, by any means necessary. C'est notre dernière chance de donner vie aux rêves, 

PAR LES CHANTS ET PAR LES GRÈVES  (ARTE Radio à partir du 26 mai)

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L'AUDIOGUIDE DE BORD
19/05/2016

J'ai mal aux cheveux car 1400 personnes se sont pointées hier à Beaubourg pour notre première Soirée sonore. Que des jeunes, à part peut-être ma mère.


Des jeunes sympas et attentifs qui (re)découvrent le Centre Pompidou par les oreilles. Un succès imprévu. Comme je ne suis jamais content, je me dis qu'on a été trop timides, trop respectueux du musée qui nous invitait, trop inquiets à l'idée que le son dérange la peinture. ARTE Radio ne joue jamais très fort, ça fait partie de notre éthique du sonore. La prochaine fois si elle a lieu, on transformera le Centre Pomp it oup en free party dans les Duchamp, chambre d'écho chez Picasso, fosse de slam pour Wifredo Lam. En attendant c'était bien cool. Le Studio Mobile a recueilli vos drôles de récits ("Si vous étiez enfermés une nuit dans Pompidou, que feriez-vous?"). Les salons d'écoute ont fait le plein. Fantazio a slappé sa poésie blues entouré de bleu Klein. Le Président avait l'air content. Si vous n'étiez pas là, vous pouvez retrouver nos premières créations sur l'appli gratuite du Centre Pompidou dans l'onglet "Museum Fictions". L'idée est de faire vivre des oeuvres par les oreilles. Pas des oeuvres existantes, il y a des audioguides pour ça, et l'appli propose déjà des visites d'expos. Ce qui intéresse ARTE Radio, c'est la poésie, la fiction, l'adresse directe à l'auditoire. Faire exister par l'écoute un art invisible. Nous avons demandé à des écrivains prestigieux (Hervé Le Tellier, MASA, Silvain Gire) de concevoir des audioguides imaginaires. Des visites virtuelles et pince sans rire d'oeuvres qui n'existent pas. La création, l'art, le web, nous aident à contruire des situations inédites. Tentons d'inventer une fois encore   

L'AUDIOGUIDE DE BORD (ARTE Radio à partir du 20 mai)

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