ARTE Radio
Si Internet était une radio
Le zapping-pong du 10 au 16 février
00:00 / 19:56
Actualité
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Voulez-vous agrandir votre pénis ?

Si Internet était une radio +
03'34"
Nouveauté
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L'amour raconté par les textos 

SMS Amor +
05'50"
Nouveauté
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Ça fait 60 ans que ça dure

Vieillir ensemble +
17'00"
Dans la tête
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En 3D dans la bouche

Sur la langue +
02'52"
2123

reportages, témoignages
et bruits pas sages

5 à 7
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L'amour à l'hôtel dans sa ville

Check in +
14'14"
Scoop
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Révélations sur les voix françaises du Djihad

Les rappeurs de Daech +
15'33"
L'émission rap mensuelle
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Booba, Jul, Anderson Paak en écoute

Le mike et l'enclume (13) +
50'24"
Bagdad caché
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Mon Irak avant l'exil

Retour à Bagdad +
15'32"
SMS AMOR
10/02/2016

Ne t'en fais pas. On s'occupe de tout. On prend soin de toi. Ne t'embête pas à vivre ta vie, avec ses blessures minuscules et ses regrets durables. Laisse-nous faire. ARTE Radio prend tout en charge. Tu veux connaître l'avenir de l'amour ?


Mathilde Guermonprez dit la vérité dans SMS Amor. Un échange de textos authentiques entre amoureux, du premier matin au dernier venin. Toutes les histoires d'amour passées, présentes et à venir en 5'51''. Tu ne me crois pas ? Tu t'obstines ? Tu veux savoir la fin ? Sarah Maquet te raconte comment ça va bien finir dans Vieillir ensemble. Un joli doc comme on sait les faire (au fait, on a encore tout gagné au festival de Brest). Et sinon, toi ? Toi qui te fous de l'amour ? Je te comprends. L'amour ça sert à rien. Il y a plus important, comme de savoir si le web est l'avenir de la radio (meilleure fiction, meilleur docu : tout, je te dis). Charlène et Maxime ont mis le web dans la radio avec des trolls et des petits chats. C'est très drôle. Tu n'as pas le temps de tout faire, tout voir, tout entendre. On est là. Tu lances un SOS, on te répond 

SMS AMOR (ARTE Radio à partir du 11 février)

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LOVE ON THE BIP
04/02/2016

En janvier nous t'avons parlé des identités. On a entendu l'accent d'une mère kabyle (succès). Deux Noirs qui ne sont pas black (gros succès). Des rappers de Daech (énorme succès). En février nous allons te parler d'amour (fail).

Sommes-nous devenus mono-thématiques, mono-obsessionnels, voire mono tout court ? Mais non voyons. Stéréo toujours. Multidiff, baby. On continue à travailler sur les identités (what else ?), sur les cultures, sur nos appartenances réelles ou fantasmées. Le besoin de se distinguer dans l'oubli de soi. Mais on thématise un brin car, de toutes les dates et célébrations du calendrier, la fête de l'amûr est la seule qui inspire à ce point nos auteures (ou alors c'est juste moi). Cette semaine, Léa Chevrier révèle les bruits d'une bouche gourmande. Grâce au micro binaural, qui restitue le relief des oreilles, tu vas entendre au casque pétiller les saveurs. Anne Lepère, artiste sonore mais sympa quand même, travaille entre la musique et le documentaire. Elle s'est intéressée aux hôtels qui abritent les amours clandestines de l'après-midi. L'amour se pose où il veut. Sur le beat ou le silence. Avec pudeur ou censure. Dans ce dernier cas on parlera plutôt de 

LOVE ON THE BIP (ARTE Radio à partir du 5 février 2016)

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L'HYMNE À LA MORT
28/01/2016

Aveugle mais pas sourde, ARTE Radio travaille sur les bruits du monde. Vous allez l'entendre ici cette semaine, la revendication audio des attentats du 13 novembre est glaçante.


Outre le discours sur Paris "capitale des abominations et de la perversion" (si seulement...), on y entend beaucoup de chants. Des chants a cappella, en français, avec des harmonies vocales plutôt réussies, façon "Zap Mama fait le djihad". Ces voix appartiennent à deux frères, Fabien et Jean-Michel Clain. Des enfants de Toulouse très catholiques, anciens chanteurs de rap chrétien (scoop !), convertis à l'islam puis à l'appel au meurtre. Marine Vlahovic, Karim Maanane et Jean-Manuel Escarnot sont partis sur les traces des rappers de Daech. Auprès de leurs anciens amis du Mirail et dans les tréfonds du dark web. En partant de l'audio, ils exhument de l'audio et la radio fait son boulot. Dans un mode plus intime, Lana raconte son retour à Bagdad qu'elle avait quitté à neuf ans. Réfugiée en France, sa famille témoigne avec douceur des aspirations de l'exil. Et souligne au passage que ce que nous prenons pour une guerre de religions est un conflit politique. Autour du micro du "Mike et l'enclume", le rendez-vous de la culture rap désormais mensuel, on chronique des chants moins guerriers : le rapper Jul et le mythe d'Icare, Booba vs Rohff (saison 4), Anderson Paak et le génie de la musique noire. Quant aux deux fous du zapping-pong, ils ont pris 2 000 ans de recul pour évoquer Taubira, Valls et la ZAD dans un délice d'audio bricolo. Programme riche cette semaine, en rires, en musiques et en frissons. C'est l'hymne à l'amour et parfois 

L'HYMNE À LA MORT (ARTE Radio à partir du 29 janvier)

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T'AS LES BOULES, COCO
21/01/2016

Quand on pose à l'éditorialiste, au donneur de leçons, au sermon hebdomadaire, on dit facilement des bêtises. J'ai écrit la semaine dernière que David Bowie a été vite enterré sous les fleurs numériques. C'était faux. Le deuil continue.


Je l'écoute depuis toujours et je l'écouterai encore. Il ne meurt plus. Les absents ont toujours raison. Je suis toujours inconsolable de la perte de Bob Marley et de celle de Ian Curtis. Molière me manque. Il n'y a que l'oubli qui blesse et le déni qui insulte. Par exemple, la France a longtemps vécu, pour le meilleur et pour le pire, sous une forte influence communiste. Sa vie politique et culturelle comme tous ses habitants ont été marqués par le PC. Cette part-là de notre identité est désormais bannie, invisible, occultée. On a simplifié une fois pour toutes : communiste = goulag. On oublie l'éducation populaire, la culture d'avant-garde, les utopies généreuses et le festival d'Avignon. On oublie les milliers de gamins de milieux populaires ou d'origine étrangère - souvent les deux - qui ont découvert la mer, la neige et les vacances grâce au PC. Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir une mairie communiste. Les enfants d'Ivry en ont une depuis 1925. Chaque été, ils vont au camp des Mathes pour se baigner et apprendre des chansons. Nina Almberg adore exhumer les souvenirs et les archives de notre passé récent, les groupes féministes du MLAC, les habitants de la banlieue, et cette semaine les vacances communistes. La parole d'aujourd'hui se frotte aux mots d'hier. De son côté, Ilham Maad tranche en 5 minutes drôles une question essentielle : non, ce n'est pas cool de dire black en parlant d'un(e) Noir(e). Entre deux hommages aux morts, rendons hommage aux mots. Ne jetons pas le bébé dans l'eau du petit bain. N'insultons pas le passé, même si aujourd'hui en effet,    

T'AS LES BOULES, COCO (ARTE Radio à partir du 22 janvier)
 

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16'24"
DANS TON FLUX
14/01/2016

Je t'aurais bien parlé de Bowie mais c'est fini. C'est allé très vite, t'as vu ? Lundi c'était l'unique sujet possible. La communion planétaire obligatoire. On rivalisait de sanglots et d'archives. Mardi c'était fini, mercredi c'est interdit. #old, #fail, #micheldelpech.


On vit une époque pas si formidable, en fait. Enterrer nos morts sous des tonnes de fleurs et de clichés, puis courir à autre chose avec un cynisme désabusé. Mais ça aussi, c'est tabou. Alors que nos rapports aux autres, à l'info et à la culture sont totalement bouleversés par le numérique et les rézos zociaux, il est presque grossier de s'en alarmer. On évoque en passant "la révolution numérique" et puis on continue à cavaler en rond comme des hamsters. La formidable mutation anthropologique en cours ne doit pas être questionnée. Pourquoi ça ? D'abord, je le sais bien, certains voient là des questions réservées aux Parisiens du microcosme branché. C'est ce qu'on disait du divorce dans les années 20 et de l'homosexualité dans les années 50 : des trucs de dépravés, de snobs déconnectés du pays réel. Depuis on voit combien les gays divorcés envahissent nos campagnes. Il y a aussi des gens qui n'ont pas facebook (je les envie) ou qui boycottent les médias (je les plains). Même ceux-là vivent sans le savoir au rythme de la timeline (un truc de facebook) et du "présent perpétuel" (citer Guy Debord rapporte trois points). Ces changements affectent aussi les peuplades reculées qui portent des doudounes en hiver et ne dansent qu'avec les gens qu'ils connaissent (moquer la province enlève cent points). Plein de choses sont perdues, à commencer par l'ironie. On ne peut plus blaguer qu'entre soi. Un mot d'humour réveille le troll qui sommeille en chacun : comment il parle de mon bled, de ma mère, de mon prophète ? Justement, on s'est promis ce mois-ci de questionner nos identités. De donner à entendre ce qui chatouille, ce qui grince, ce qui mute dans le grand boxon contemporain. La violence des chants et des sons d'Haïti. La gêne et la fierté de Leila devant l'accent de sa mère. Toutes ces vies minuscules et sublimes recueillies par une nouvelle génération d'auteurs, les voilà servies illico 

DANS TON FLUX (ARTE Radio à partir du 14 janvier)

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CERNÉS PAR LES SONS
06/01/2016

2016 commence en tricolore. On lève le drapeau d'un fier et vieux pays qui se voit pourtant maussade, rempli de craintes et de haines. La France est à l'image de ce que nous sommes.


Inquiets, tiraillés entre nos identités plurielles, entre le regret d'un passé rêvé et l'aspiration à un vivre-ensemble abîmé. ARTE Radio s'est toujours passionnée pour les identités. Pour cet étrange fouillis de cultures et d'affects qui nous fait, tour à tour et simultanément, gaulois, musulmans, lesbiennes et amateurs de podcasts. Qui nous fait rechercher et fuir le miroir de nos semblables. Qui nous voit osciller du confort de la tribu au désir de l'autonomie. Comment faire société avec ce que nous sommes, cet agrégat d'atomes énervés ? Comment notre génération, élevée par le libéralisme triomphant dans le culte de l'individu consommateur, peut-elle résister au cauchemar collectif que ce même monde lui promet - pollution, guerres civiles, retour de johnny ? C'est une bonne question et je me remercie de l'avoir posée. La réponse nous appartient. Ce qu'on sait, rentrant des fêtes et de chez soi, c'est que décidément nous ne nous aimons guère. La province hait Paris. Paris méprise tout le monde. C'est que nous autres, pauvres Français moyens au climat tempéré, nous sommes privés de la civilité scandinave comme de la chaleur des places espagnoles. Chiants comme des Protestants et grossiers comme des Latins, voilà ce que nous sommes, et qui aujourd'hui nous pèse. Nous n'avons pas de réponse mais pouvons inventer des solutions. Ilham Maad a rencontré Cécile, une héroïne du quotidien. Pour changer le monde, Cécile adopte un comportement très peu patriotique. Claire Richard a recueilli les récits de nos rêves après les attentats. En un montage subtil et profond, l'inconscient raconte le massacre et ses suites. Tout le mois de janvier, nous explorerons ainsi la question des identités. Comment on en hérite, on les bricole, on les transcende. C'est le rôle du documentaire que de questionner sans relâche ce qui nous sépare et ce qui nous réunit. C'est l'écoute de nos vies fragiles et rigolotes qui nous tient chaud ensemble,   

CERNÉS PAR LES SONS (ARTE Radio à partir du 6 janvier)

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