ARTE Radio
La ligne jaune
Flicopolis (7/8) : impossible de ne pas craquer
00:00 / 19:56
Série culte

Aimer, voler et survivre à Crackopolis

Encore elle
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Ta mère sur le répondeur

C'est maman +
03'54"
archéologie sonore
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Descendez à Châtelet au 18ème

1730, Paris s'éveille +
08'41"
Élévation spirituelle
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Une fiction space

Raël en Afrique +
27'16"
Aujourd'hui et hier
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De la Mano à Kaaris, de 1941 au 13 novembre

Quand on a 17 ans +
17'47"
Paysages d'Islande avec guitare
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Le vent, les mouettes et les riffs

Memories adrift +
13'08"
SOUS UN SOLEIL RADIO  
01/07/2016

Enfin la pression ralentit, l’urgence diminue, la vie reprend son cours. On va pouvoir se remettre à penser.


Travailler pour de vrai, pas juste courir de la cale au pont pour colmater les brèches. On va pouvoir monter sur la dunette, astiquer la longue-vue et regarder le paysage. Qu’est-ce qu’il y a à l’horizon ? Un vol de dauphins ? la terre ? Le vaisseau corsaire ARTE Radio continue sa course folle. Corsaire, oui – c’est le prix de notre liberté, qui est grande. Cette saison nous avons tiré des bords et mis cap au large. Nous avons pillé les festivals en autant de raids hilares, Europa, Longueur d’Ondes, Nova, trois prix de plus dans la malle aux trésors. Nous avons veillé tard. Nous vous avons reçus nombreux à la Maison de la Poésie, à Orsay, à Pompidou. Vous étiez bien présents, chaleureux et complices. Datagif nous a fait un nouveau site, depuis nous débuggons le site de Datagif. C’était une drôle de saison. Du sang neuf, de nouvelles écritures. Ce projet est une longue histoire d’amour, comment ranimer la flamme tout en restant fidèle ? Faut-il d’ailleurs rester fidèle, comme disent les magazines en été ? L’été prépare la rentrée. Pascale Pascariello cuisine les braqueurs de banques, bijouteries, fourgons blindés. Jeanne Robet recueille les meilleures pelles et les pires râteaux. Fabienne Laumonier soigne son psoriasis chez les sorciers. Mehdi Ahoudig enquête sur un meurtre. Delphine Saltel retourne en banlieue.  Mehdi Krüger enregistre l’Arabstrait, Ilham Maad les beurettes, François Pérache et Médine racontent Octobre 61. ARTE Radio poursuit ses obsessions, l’identité, l’intimité, la société – avec ce grain de poésie punk qui la distingue. 2200 créations, 400 auteurs rémunérés, 5 personnes sur 3 salaires. La meilleure équipe du monde. Trop d’envies, trop de blagues, trop d’exigence. Il est temps de plier le parasol et d’aller cuire

SOUS UN SOLEIL RADIO  (ARTE Radio à partir du 1er juillet)


 

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TOUT LE MONDE ÉCOUTE LA POLICE 

Si j’en crois le buzz assourdissant, nos amis de Slate.fr ont inventé le podcast cette semaine. Il était temps, hein ? Chloé se moque de moi : « Tu es  comme l’enfant unique quand arrive un petit frère. Tu vas à la maternité parce qu’il le faut bien, mais en dedans tu râles ».

 

Moi, râler en dedans ? C’est mal me connaître. Je m’en fous, je resterai toujours l’aîné. Et c’est bien mieux de jouer à plusieurs. Comme on dit dans le métier : plus il y a de pizzerias, plus les gens mangent de podcasts. En attendant, y’en a que pour le nouveau-né. En une semaine, le premier podcast de Slate a suscité 147 articles, dont la plupart semblent écrits pour m’énerver (« Slate invente un format inédit ! Ils racontent des histoires rien qu’avec le son ! Pionnier de ouf ! »). Vous avez écouté leur premier podcast, Transfert ? On est d’accord. N’empêche qu’ils nous mettent minable d’entrée. Ils ont compris deux-trois trucs bien mieux que nous, qui avons produit 2200 histoires audio depuis 14 ans, je précise pour les rois du scoop. Je vais donc arrêter de faire le malin, ravaler ma bile et partager mes jouets. Scoop toujours : ARTE Radio produira l’an prochain des podcasts avec Slate. J’ai pas de fierté. Pire, j’ai pas de réseau.
    En 2014, on a connu notre plus gros succès avec la série « Crackopolis » de Jeanne Robet. Plus de 300 000 écoutes, je précise pour les amis des chiffres. En 2016 on propose « Flicopolis » où un jeune keuf des stups raconte son quotidien. Même lucidité, même morale sans morale. Un point de vue inédit sur la société et son désordre. Comme dit notre flic : « J’ai parfois plus d’estime pour certains mecs en garde à vue que pour certains de mes collègues ». Ouch. On n’entend pas ça tous les jours. Espérons qu’on l’entende. Cette semaine,

TOUT LE MONDE ÉCOUTE LA POLICE (ARTE Radio à partir du 24 juin)

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QUAND ON A 17 ANS
17/06/2016

Et donc, un ado de 17 ans nous contacte pour faire un documentaire sur ce que c’est d’avoir 17 ans. Oscar est amoureux. Il veut raconter ce moment précis avant qu’il ne se perde. 


Ce moment de l’entre-deux, de l’adieu à l’enfance et de l’entrée dans l’âge adulte. Mais surtout,  il veut savoir en quoi c’est différent d’avoir 17 ans aujourd’hui. Il veut interviewer sa tante, son grand-père, sa meilleure amie adulte. Il veut savoir comment c’était pour eux, ce qu’on écoutait, ce qu’on fumait avant. On lui dit bingo youpi, tiens, voilà un Nagra et des micros, voilà comment s’en servir. Il enregistre les soirées. Les bisous. Les histoires. Et puis l’Histoire le rattrape. L’Histoire avec une grande hache revient par un massacre. Entre deux soufflettes et deux beats de Booba. Faut pas se voiler la face : on vit une époque formidable de merde, les amis. Ce qui ne doit pas nous empêcher d’aimer, de créer ou de nous révolter. Tout est vrai à la fois. Tout est soudain très sérieux

QUAND ON A 17 ANS (ARTE Radio à partir du 17 juin)

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BOUCHES EN CHOEUR
09/06/2016

Les autres, c'est l'enfer. Leurs phalanges qui craquent. Cette copulation de souris mécaniques qui sort de leurs écouteurs. Et le pire, leurs bruits de bouche.


Mastication, déglutition, respiration, sifflement. Sur ARTE Radio, on adore ça. Quand Chloé et Sara forment les auteurs à la prise de son, elles insistent sur la proximité du micro avec la bouche. Pas en face, pour éviter les percussives (à base de pop pop pop). Légèrement en biais, là, tout près des lèvres. Dans cette zone immatérielle où la voix se forme. Nous cherchons pour votre oreille la chaleur du récit, la présence du personnage, la vie de la langue et ses aspérités. Il y a des gens que ce genre de bruit rend fous. Cette affection porte un nom, la misophonie. Mais comme ici nous racontons des histoires à taille humaine, Alexandra Vardi a rencontré une misophone. Au-delà du symptôme, c'est bien sûr un drôle de portrait qui émerge. Un récit à la fois inquiétant et hilarant, un moment d'écoute en plein coeur. Une autre femme cette semaine s'énerve contre ce qui sort de notre bouche. Ce qui déclenche la fureur de Carla Green, c'est la légèreté avec laquelle, nous autres Français, nous traitons la moitié de l'humanité. Carla Green est Américaine, elle a fait de la radio en Nouvelle-Zélande, elle part radioter à L.A., elle fait escale chez nous pour ce petit moment d'authentique storytelling. De la radio à l'américaine en français et sur la France. Carla Green a 23 ans. La semaine prochaine vous entendrez le plus jeune auteur jamais produit ici questionner son adolescence. Raconter sa vie, s'en moquer, se mettre en scène pour vous mettre en joie. Sourires en coin, oreilles en l'air et 

BOUCHES EN CHOEUR  (ARTE Radio à partir du 10 juin)

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AU-DELÀ DU RAËL
02/06/2016

Il pleut sur la ville t'as vu / Comme il pleut sur mon coeur ouais /

Quelle est cette langueur gros / Qui pique comme une lacrymo / C'est l'automne ma poule / Le froid qui dure et soule / Mets ton casque wesh / Pour le soleil qui sèche / Allons au Congo ma go / Ecouter des histoires au chaud / Oublie les ennuis du réel / Partons

 

AU-DELÀ DU RAËL (ARTE Radio à partir du 4 juin)

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PAR LES CHANTS ET PAR LES GRÈVES
26/05/2016

 Je suis né il y a un demi-siècle dans une France en noir et blanc. Rends-toi compte, je suis né sous de Gaulle. Ca semble aussi loin que Napoléon et pourtant, sur bien des points, rien n'a bougé depuis.


J'attends toujours que mon pays change son rapport archaïque à la politique, à l'éducation, au vivre-ensemble. J'espère chaque printemps une révision de la constitution dans un sens plus démocratique. Je rêve d'hommes politiques dotés d'un clito et d'un anglais correct. D'un président plus préoccupé de justice sociale que de risette à Jean d'Ormesson. D'une école qui ferait moins de place au classement et au gavage, et enseignerait à l'aide de l'art, de la mécanique ou du jardin. De journalistes qui enquêtent pour raconter le monde au lieu d'éditocrates qui relaient la parole des banques. Ma France à moi se partage toujours entre droite et gauche, des bourgeois poudrés d'Ancien Régime contre des curés laïques aux réflexes de Staliniens. Peu importe ce que tu fais ou penses, seul compte ici ce que tu dis. Peu importe la réalité tant que tu mets une majuscule à Création, Peuple et République. Tous ensemble, récitons la prière de la bien-pensance et chantons "Bella Ciao" avant la dispersion du cortège. Toute ma vie j'ai espéré que ça bouge sur la mémoire coloniale, la télé publique, le cannabis, les quartiers, la culture. Toute ma vie j'ai attendu que ma vieille et belle France lève enfin son gros cul prétentieux. Ces dernières années, j'ai fini par admettre dans la douleur que je mourrai avant le Sénat, l'Obs et Serge Dassault. Alors quand je vois des raffineries bloquées et la colère qui monte, je n'arrive pas à être inquiet. Foutons tout ça en l'air, les amies, by any means necessary. C'est notre dernière chance de donner vie aux rêves, 

PAR LES CHANTS ET PAR LES GRÈVES  (ARTE Radio à partir du 26 mai)

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